textes postmodernes

même ton frère ne te prêtera son masque quand le mal viendra




hurry up, it's time

1 Commentaire 28.5.06 09:00, Commenter

Dans une Manufacture de Munitions 

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L‘état où notre train roule lentement en direction de l’est se compose de trois pays dont deux sont presque de formes rectangulaires tandis que le troisième s’étend comme un serpent de l‘ouest à l‘est, les montagnes à l’horizon nous accompagnent tout le temps, c’étaient quatre pays que jadis composaient ce territoire, malheureusement ce quatrième pays a été annexé (il y a des années) par un empire fraternel voisin, notre train se trouve dans une vallée clôturée par des montagnes couvertes de neige, disons que la voie ferrée est absolument droite, sans aucun virage, descente ou montée, soudain le train s’arrête au milieu des champs à proximité de la ville balnéaire où se trouve la station de correspondance au train à voie étroite, une motrice y assure le transport des visiteurs de cette ville balnéaire, la partie supérieure des deux wagons de la rame est peinte de couleur beige et au dessous des larges fenêtres se trouve une bande violette, les wagons sont tout à fait neufs, ils sentent encore les diluants et les cuirs synthétiques, les voyageurs très élégants ont seulement quelques pas à traverser entre le rapide et le quai de la rame bicolore et c’est peut-être la cause d’une réminiscence de l’arrivée à la gare de Baden-Oos d’où circule un train électrique rouge vers le centre de Baden-Baden, mais là-bas la voie va du nord au sud et ici elle disparaît derrière l’horizon à l’est, nous nous demandons encore qui des voyageurs munis de leurs belles valises et mallettes ne reconnaîtrait pas cette différence en ne pouvant jamais oublier le but de ce voyage, il ne nous reste que de monter dans cette rame aromatique, multicolore et brillante dans les rayons du soleil couchant et se rendre compte de ne pas pouvoir continuer notre voyage vers les collines renfermant la ville balnéaire et apprendre que nous ne pouvons pas traverser le pont couvert et entrer dans le parc plein de belles fleurs, même ne pas pouvoir acheter une carte d’entrée à la piscine EVA sans que nous pourrions ignorer le signification des reliefs en béton en forme du corps d’un homme qui casse symboliquement une sorte de tuyau sur son genou élevé vers le pont couvert et de même que nous ne pouvons pas rester sur ce pont et observer de près les yeux verts du visage de cette femme au regard d’un Sphinx et nous ne pouvons plus écouter l’éloge de l’animateur sur le thème de la beauté de l’impératrice Sissy et regarder entre-temps les cygnes groupés en formations irrégulières sur la rivière, vraiment même cet après midi nous ne pouvons pas nous asseoir au bord du lac et voir les ronds des Victoria Regia en fleurs, parce que sur le quai où nous sommes restés près le départ du rapide sont déjà rangés quatre vieux wagons à plateformes attelés à une locomotive Diesel qui produit un vacarme insupportable et des nuages de fumée noire, nous devons traverser les derniers kilomètres sur cette-même voie en dépassant des dizaines de wagons marchandises percés par des lierres somptueux avec des racines réelles et mystiques à la fois s’enfonçant dans la terre (quand même il peuvent partir à chaque instant, les racines se déchireront seulement et les roues rouillées vont commencer à tourner en émanant des sons aigus) et alors nous voyons que notre visite de ces célèbres bains devra être reportée à plus tard, remarquons encore les paysans à proximité, les uns ou les autres mangent lentement des grands poivrons rouges ou verts, les chevaux attelés au chariots au vieux pneus gris, les chevaux ne bougent pas, il est possible que les paysans n’ont même pas l’idée de vendre leur marchandises ou les charger dans un wagon, ils attendent seulement et juste maintenant le train se mit en marche avec un fracas remarquable et quand nous nous sommes plus tard penchés de la fenêtre et regardé en avant pour ne pas manquer le point où on peut déjà apercevoir les aiguillages de la déviation des rails manants vers les collines couvertes de bois profonds, voir si une vieille locomotive à vapeur avec une haute cheminée au dessus de... Si on essayait de soulever les lunettes de soudeur et que la lumière du jour entrait sous le support en aluminium qui fixait les verres noirs, en regardant vers la gauche ou la droite on a quand même pu voir les changements du paysage, dans les détails ou dans son ensemble… (avant tout c’est le présent dans le passé, les carreaux blancs de la station Villiers, le Music Hall Bobino et le Jardin du Luxembourg, il pleuvait en averses, les feux, rouges d’abord, changent soudain au vert et l’asphalte luisant sous les ruisseaux)…comme les racines des vieux chênes, tout ce qui ne devait pas nous être permis de voir, notre voyage durait plus que les vingt minutes prévues, les bois profonds s’écartaient de plus en plus et le pavillon circulaire avec cette coupole brillante dans les rayons du soleil levant, cette lumière encore rougeâtre, un stade, un pavillon, un édifice industriel apparaît, quelques ingénieurs en tablier blancs sont devant l’écluse en verre et l’immense coupole avec ses facettes ressemblait à un oeil de mouche surdimensionnée (les deux ou trois ingénieurs en tabliers blancs sont devant l’écluse de verre à l’entrée), les draisines étaient trois si nous avons bien compté prenant en considération que sur la voie ferrée toutes les draisines se suivaient de près avant de passer les premiers aiguillages d’où les rails se divisaient pour entrer dans les différentes vallées et si nous admettons que sur chaque draisine (naturellement sans les voyageurs) se trouvaient un machiniste, deux soldats et un chien, nous en sommes presque sûrs, les numéros sur la plaque d’identification de la draisine, sur les capotes des membres de l’équipe et sur le collier du chien étaient identiques et correspondaient même avec les numéros des vallées et des groupes d’immeubles industriels, nous savons encore que les billets d’accès des voyageurs portaient ces chiffres et que leconducteur muni d’un longue-vue pouvait les contrôler à distance sans grandes inconvenances, et comme nous le savons déjà, il était prévu de prêter aux voyageurs des lunettes noires de soudeurs à autogène pour les empêcher de voir dans les autres vallées pendant la traversée des aiguillages qui changeaient parfois assez brusquement la direction des draisines, naturellement rien n’empêchait les voyageurs de se tenir ou s’accrocher afin de ne pas tomber sur la voie, et quand même quelquefois ils montraient de leurs doigts dans les vallées aux numéros différents du marquage aux billets car il était possible de soulever un peu les lunettes et d’apercevoir ce qui ne devait pas leur être montré, les forêts profondes qui clôturaient la vue à une distance minimale ne le permettaient guère. Admettons que les visiteurs entrants dans cette salle surpris par le théâtre extraordinaire ne se rendent pas encore compte du vacarme (dehors couvert par la musique) et ils cherchent une place convenable pour changer en spectateurs, pour devenir partie du processus majestueux qui ne trouvera nulle part son pareil, ils sont acteurs et spectateurs à la fois, naturellement ces tests et épreuves étaient que des simulations effectuées pendant le temps de nettoyage en réalité le nombre des spectateurs n’augmentait presque pas, même les scies circulaires ne tournaient plus un des spectateurs au manteau en plastique qui travaillait ici déjà longtemps s’est emparé du Gicleur Argenté et arrosait le mécanisme avec des trombes d’eau bouillante tandis que ceux qui étaient à proximité des scies essayaient de s’éloigner sans se faire remarquer mais les gardiens sur les galeries n’étaient point intéressés que se passe t-il dans le proscenium ils contemplaient les belles bagues et bracelets que des spectateurs leur ont offerts pour monter dans l’hiérarchie pour atteindre la galerie et devenir un des élus c’était aussi bien possible que le contraire l'était de descendre de cette galerie renoncer au grade qu’ils venaient d’acquérir et redevenir de simples spectateurs et des fois il se passait même que des gardiens descendaient brusquement eux aussi s’emparaient d’une belle voyageuse et sans se laisser déranger par cette dynamique irréversible ils serraient les beautés sanglotantes dans leur bras les couvrant de baisers ardents et ils sautaient sur la bande roulante du convoyeur pour atteindre les roues dentées des scies circulaires dans un seul clin d’œil.  

C’était tout à fait indésirable.

   

© copyright Ivan Hladky, Offenbach-sur-le-Meine 2006
© Illustrations Ivan Hladky, Offenbach-sur-le-Meine, 2006

3 Commentaires 11.4.06 15:31, Commenter

Bonjour chérie...

1 Commentaire 23.5.06 19:08, Commenter

Golem, la Machine au grenier

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Le resto Chez Golem est réel et les légendes pragoises autour de Golem nous ont séduit de commencer un projet commun à deux Auteurs.
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Pendant le déjeuner je regardais la statue de Golem et, quoi autre, j´ai trouvé le logo Bell Laboratories Motorola 68000 sur une plaque discrètement dissimulée. Il fallait prendre une décision, la machine ne peut pas rester longteps au grenier, les codes et leurs algorithmes s´en échappaient comme de la vapeur et laissaient la rosée naissante tomber du haut du firmament. Jamais réflective à la lumière de mon corps d’être, cette machine emprisonne mes pensées, rêves, idées, objets entre tous les objets structurés de fer, de plastique et tuyaux et non pas de tunnels quantiques qui donneraient à la partie visible de cette machine encore de nouvelles qualités de la non-fonction, les parties invisibles n´en seraient pas influencées. Mais, emballée de terre cuite elle ressemble à un corps humain. Elle est située dans le restaurant qui porte son nom secret : Chez Golem. Lumières de toutes les couleurs, flash pour les yeux, il fallait prendre une décision, le système au grenier, ce n'est pas pour longtemps. Et celle au resto, est-ce un clone ? Est-elle, vue par tous ces touristes, presque introuvable ? Aujourd’hui, ma machine maligne se contente en toute simplicité de corriger mes fautes d’orthographe, de calculer une énormité de chiffres absurdes. Bientôt elle va écrire un poème, cerclé d’un papier rouge du meilleur auteur sélectionné. Nous sommes des moutons et j’ai peur que demain cette machine flairera la fragrance d’une rose, et demain encore ?
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© copyright Ivan Hladky et Sylvie Cador, Paris 2005-2006

click! http://20six.fr/imprevisiblesylvie/cat/203485/0

1 Commentaire 22.7.06 14:29, Commenter

Un extrait de la Manufacture

La Cabine de contrôle 

Dans l'obscurité presque totale de la Cabine on pouvait encore et toujours contempler les beaux cadrans lumineux des régulateurs pneumatiques et des rotamètres, les fonctions très compliquées des actuateurs linéaires du système se réduisaient aux courbes inscrites sur les rubans de papier millimètré, quelle admirable harmonie des détails sous nos yeux! J'ai mis le masque contre les gaz neurotoxiques, derrière MOI un immense caroussel Américain du Lunaparc voisin, un autoinjecteur avec la triple combination du sulfate d'atropine, diazepam et methylsulfate de paralidoxime dans ma poche. Oui, survivre, il le fallait à tout prix!

3 Commentaires 13.4.06 09:57, Commenter




















Avant et Après


 



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Qui pense à ces choses il ferait mieux

de n‘ avoir pas été né,

ce qui est en bas est comme

ce qui est en haut

ce qui est avant comme ce qui est après



Talmud, Chagigah, 2.1





Ce qui est en bas est comme en haut

ce qui est en haut comme ce d‘ en bas



Tabula smaragdina

Hermeti Trismegisti Magni








A peu près deux mètres de la dernière table sur la terrasse du café au coin du boulevard Saint Germain il y a une grande grille métallique sur le trottoir, on dirait presque des ventilateurs pourraient se trouver dessous, ils bourdonnent tellement haut que vous ne comprenez presque pas ce que les gens au tables voisines ont à se dire, une toile verte avec des lettres dorées dessus et l‘ église de la place St. Germain des Prés est emballée dans un échafaudage, au mois de Mai il fait beau à la terrasse des deux Magots, un peu de côté trois homos, l’un avec une chaîne en or à la place de sa ceinture sur le pantalon blanc et une drôle de fille qui fait semblant de lire un livre sur la psychologie des enfants dans la période préscolaire, deux mecs viennent encore un instant après et embrassent le mec aux pantalonsblancs, une autre fille aux cheveux blonds est à droite et elle à des lunettes noires rondes au front sur ses cheveux et regarde dans le vide, un foulard bleu clair au cou, elle semble être Suédoise à la terrasse du café, peut être cette femme serait bonne pour moi, pas beaucoup de volupté mais une vie assurée et calme, je savais c’est ici le Boulevard Saint Germain et c‘est mon beau Paris autour de moi, ce Paris là me signifiait beaucoup, et jamais une telle ville ne peut se perdre de mes associations, rêves et syllogismes, le soir descend sur cette ville, les autobus verts et blancs sont à voir sur la voie comme d‘immenses tortues entre les files de lumières, en face le Drugstore Publicis, j’y serai dans deux ou trois mois et je vais regarder ce café ou je suis maintenant, c’est drôle un matin qui viendra au futur assez proche, un mois, cinq ans et peut être même en Mars ou Avril 2005 je passerai à proximité des statues Acis et Galatée au Jardin du Luxembourg que vous connaissez bien d‘ailleurs, alors c’est mon Paris, la ville de Hemingway et celle de Sartre est parallèle avec la mienne mais dans un autre temps, il est même possible qu‘ Ivich m‘ attend encore en 1939 à l‘église Saint Germain des Prés, mais c‘était une autre fois dans ma vie, pas aujourd’hui, en Avril dans trente ans ou plus en attendant Sophie un soir tout mon passé défile, mais ce sera après, pas avant, elle viendra avec deux heures de retard, a dû organiser une conférence et toute sa volonté de venir me voir et s‘ en aller avec moi main en main était subordonnée à son devoir, beaucoup avant, mon Paris à lieu maintenant, Aux deux Magots on offre du champagne à bon prix cet après midi et la Tour Montparnasse brille dans le soleil couchant, tu moji Paříž mi nikdo nevzal, nikdy mi ji nemůže vzít, pyramidy jsou dobře schované pod stromy parku Monceau, Rue de la Félicité (a také Rajská ulice v Praze) všechno se to nějak překrývá, na jistý příchod tohoto dnešního odpoledne jsem vzpomínal již kdysi dávno, před lety jsem zde viděl Maurice, c’était le Sursis et après tout est confondu, le présent, le passé, tout s’entrelace, tout qui (I received my last short message now at 23:25 and my mobile was empty, she wrote tant pis, unfortunately) et voilà elle me voulait sûrement dire que Sylvie et ses cauchemars hallucinatoires... ce qui était jadis, ce qui se passe maintenant, elle s‘approche de ma table lentement, elle m’a reconnu de suite et ces quelques pas à travers l’espace pleine de gens duraient une éternité, cheveux blonds, lunettes, un pull rosé en cachemire, elle me donne la main en disant « Bonjour monsieur, vous m'attendez longtemps, je m’en doute » et je la regarde de près, son visage me plait, ses mouvements se ralentissent et le temps saute en avant, c’ est impossible mais c’est mon présent et le présent de Sophie, le grand lit derrière nous est encore intact, je lui dis de s’ asseoir et je lui demande tout bêtement si elle veut boire ou manger quelque chose mais je vois ses narines se lever et descendre, elle respire plus profondément deux ou trois fois, il ne se passe absolument rien, et soudain pour interrompre la tension je lui pose ma main gauche sur sa main d’un geste fin et je descends lentement nos deux mains vers ses seins en caressant son épaule droite du bout de mon petit doigt et je sens son coeur battre je l‘ entends même assez fort, je dégage maintenant ma main et je remonte avec mon petit doigt vers son cou, passe sur le menton, la bouche entr’ouverte se ferme et je me laisse mordre, (elle m’a mordu, ma femelle!), je me suis redressé un tout petit peu, elle se lève du bord du lit, je mets mes deux mains sur ses genoux d‘abord, je remonte lentement sur les hanches, elle porte des bas, je m’arrête là ou finit le bas et la peau nue entre son string noir et le bas commence, je vois qu‘ elle se tend, devient rigide, je me lève à mon tour et je la presse contre moi, je la retourne vers la gauche de sorte que je peux sentir le parfum de ses cheveux et de son cou, c‘est JE REVIENS de Worth, ce parfum m’excite, excite encore plus de pouvoir sentir l’odeur de son corps, Sylvie se débarrasse de ses chaussures, et commence à me déboutonner la chemise, il faut lui aider, elle ne trouve pas comment ouvrir la ceinture de mon pantalon, et… Je rêve, nous sommes tous les deux, mais pas dans une chambre d’hôtel, non, mais chez nous, tout est couleur douce et tendre aux yeux, les vêtements entrelacés sur la chaise devant le lit, le Temps de l'horloge radioguidée projeté en rouge sur le plafond, la longue jupe rose sur le soulier gauche tombé un jour à venir encore sur la voie du métro, avant c'était en réalité après, à droite la bibliothèque aux livres précieux, (le Chéri de Colette de 1926) et toutes mes lettres parfumées rangées dans une boite, mes écrits, j'y suis présent, c'est un regard du passé au futur.



« Je t’emmène vers le lit, je te demande de t’allonger, de te reposer, de fermer tes yeux, tu es fatigué. Je retire tes lunettes que je pose délicatement sur la table de nuit, je caresse ton large front avec tendresse pour effacer tout souci, toute pensée déplaisante, pour que ta matière grise s’arrête un instant de respirer. Oublie tout mon chéri. Je suis là. »



...je lui fais signe de se coucher, elle se soulève sur le lit d'un mouvement naturel qui fait possible de lui ôter la jupe, je mets ma main sur le string et la jarretière et je tire le tout avec les bas vers ses genoux, elle lève ses jambes en haut, pas trop, je vois du rose entre ses lèvres entr'ouvertes, du rose et toute la fente est à moi, je mets les vêtements de côté, le pull rosé en cachemire, le soutien-gorge blanc, la jarretière avec les bas et le string entremêlés, près de la baignoire, la montre, le collier, les bagues et le bracelet, ma montre et ma bague aussi et je pose après ma tête sur son ventre se levant et abaissant et en la regardant de près je vois et je sens ma Sophie, ma Sylvie imprévisible, lentement je me glisse un peu en bas et je veux lui écarter les jambes un peu plus encore mais elles s‘écartent d’elles-mêmes, je touche son sexe et de ma main venant d‘en haut dans l‘intérieur de sa fente rosée entr’ouverte, je sens son clitoris chaud sous mes doigts, elle est mouillée et ronronne comme un petit chat, les yeux large ouverts, je lèche mon doigt humide et je le promène sur ses joues où je poserai mes baisers après, je remonte ensuite ma tête vers son visage et je lui les donne sur ses cheveux, touts ces bisous tendres, sur ses yeux et ses oreilles, sur le sein droit que je tiens dans ma main et je le presse en demandant si je ne lui fais pas du mal, et elle me dit d’une autre voix, étrangement sonore « N‘oublie surtout pas l‘autre sein il serait jaloux, chéri », je redescend vers son sexe toujours ouvert, je pose ma langue sur l‘entrée du vagin et je cherche de mes doigts à l'ouvrir pour mieux y entrer le bout de ma langue elle m’aide de ses doigts et son nectar dans ma bouche et dans mes narines, j‘entre un, deux, tous les doigts sauf le pouce dans ma belle Sophie, je touche avec mon pouce son clitoris, je le contretourne du doigt encore et les autres doigts enfoncés jusque la paume, je la soulève un peu et elle se pose doucement sur ma deuxième main et j‘entre un doigt dans son anus, sans hâte, jusqu’au point où les doigts de mes deux mains se touchent divisés seulement par deux organes voisins dans mon petit chéri, je ne sais plus ce que je fais mais elle répète toujours: « Encore, vas-y, encore un peu plus profond », et c‘était le commencement d‘une nuit folle que je n‘ai jamais vécu avec une autre, je ne sais pas, je ressents d‘avoir ce droit de la prendre et de se lui donner, avant de finir ma pensée Sophie prend mon sexe dans sa bouche et essaye de faire des mouvements des lèvres tremblantes et je vois toute une nuée d’étoiles filantes, maintenant elle presse mes glandes dans sa main, je sens que ma tiédeur réchauffe sa joue, elle m’enfile de nouveau mon slip noir et sa petite main glisse sous ce slip, ses doigts emprisonnent mon membre, sa main fouille plus loin, elle rencontre de nouveau mes deux glandes gonflées de désir, sous ses doigts elles palpitent, elles se dilatent encore plus, sa petite main fouilleuse s’enfonce plus loin, toujours plus loin dans la pénombre poilue d’une fente douce et tendre, elle caresse cet endroit interdit, un de ses doigts aux ongles rouges se pose sur la petite ouverture de cette fente, et Sophie presse tendrement l’entrée, mais elle n’entre pas, elle presse et chuchote à voix basse : «Je veux te donner du désir», puis elle se redresse, tu me regardes, avide et je fais glisser de nouveau ton slip et découvre tout ce qu'une femme pourrait désirer, j’écarte tes jambes au maximum afin de me caler entres elles, comme une bonne petite femelle, une louve, et je regarde ton monde secret, le monde secret de mon Ivan, vraisemblablement il a eu beaucoup d’amantes, mais laquelle de ces chiennes pourrait dire aujourd’hui que le poil blanc est à droite et non pas à gauche, qu’il a un grain de beauté dans l’entrejambe, combien de nanas ont fait mine de jouir pour lui faire plaisir, combien, ELLES TRICHAIENT, je sais laquelle pourrait dire qu’il a une toute petite cicatrice sur le sein gauche, près du cœur, sur son cœur, laquelle ? « Je lève la tête, je te regarde, je t’aime tant mon amour je sais que ta bouche attend, mais tu sais, je voudrais ». Mes mains parcourent tes longues jambes, les caressent et chaque morceau de peau mérite un bisou, je n’y arriverais jamais tu es trop grand. Dans mon rêve: Je relève tes jambes afin de mieux découvrir ton anus, partie invisible de toi même, qui a eu l’audace avant moi de te découvrir, de te lécher, de fourrer sa langue dans ce petit trou interdit, de parcourir ses lèvres de baisers dans tes vallées, qui a eu l’audace avant moi, Ivan ? « Aucune, chérie, tu tuerais cette femme » dis-je et continue: « Crois moi, mais elles ont voulu uniquement me faire plaisir, sans y prendre de jouissance elles-mêmes, sûrement, une femme ne jouit presque jamais, de sa propre main des fois mais elles ne l’admettent que rarement ». Elle appuya son
cou sur toutes ces parties sensibles de moi, « je me réchauffe de toi, je suis blottie dans toi, chaleur extrême, je ne suis plus qu’une femelle dans l’attente de son mâle, son maître et seigneur» dit elle et leva la tête plus haut, « je te regarde, je t’aime tant, mon amour je sais que ta bouche attend, mais? Je voudrais être attachée et même battue de ta main». C´était le jour de mon huitième anniversaire, mon père accompagnait
quelque‘un qui devait voyager avec le train de nuit à Nevers, c‘ était Carlos Oskar Fenrych, un ami du jeune baron de La Fayette (tous deux étaient 18 et ils aimaient en secret ma maman, une femme très belle de 39 ans), mon papa a pris le chemin le plus court du Continental autour du Maxim‘s, place de la Concorde, le pont et à gauche le Boulevard Saint Germain, il arrêta sa Renault Primaquatre au Lipp et nous traversions le boulevard désert, un rayon de lumière passait entre les rideaux du café Aux Deux Magots, un faisceau étroit, vešli jsme dovnitř po úzkých schodech do prvního patra, papa a commandé du champagne et ils m‘ ont permis d‘ en goûter, dehors à la terrasse il n’y avait presque personne, tous ces gens étaient à l‘ intérieur, il faisait froid cette soirée du 27.
septembre de l‘année 1939, seulement un mec resta tout seul au premier étage, il regardait cette église contre le ciel noir comme une chapelle de campagne, c’était égal en cette minute, Sophie pressait mes glandes et, quand j’ai crié « arrête », elle libéra tout lentement un de ses bas du tas de lingerie et elle chercha de la main gauche le lieu où faire un nœud juste derrière les glandes et tira les deux bouts de telle force que les deux glandes se pressaient l’une contre l’autre encore plus, la peu se tendait et elle tenait une chose comme une balle de tennis entre ses doigts, referma tout court sa main encore un peu plus et comme j‘ avais ma bouche très près de son oreille et un cri inarticulé m’échappa tout court,
nous nous regardâmes, surpris par mon cri, dans nos yeux et je soupirais à courts intervalles, c‘ étaient des sons gluturals comme venant d‘un tuyau de résonance de l’échappement d‘une voiture de sport ou de la trombe d‘un éléphant, j’eus un peu honte de me montrer de ce côté assez intime et je lui dis dans l’oreille: « Continuez Madame, sauvez moi, sauvez moi » et elle pressa encore plus à courts intervalles irréguliers pour pouvoir me mieux sauver et c’était l’amour, un amour fou, inattendu et accepté comme un miracle des deux amants qui se consolaient mutuellement dans cette chambre de la rue Médicis avec vue sur le Jardin du Luxembourg. Hier sur le Boulevard du Montparnasse il y avait beaucoup de monde, la Rotonde8 et le Dôme pleins de lumières, Mathieu et Daniel, Ivich et Marcelle, je confonds tout peut-être, une illusion du déjà vécu prend sa place dans la réalité objective, Maurice écrit sa fameuse lettre à Karina, et ce n´est qu´un miroitement chaotique et fractal des célèbres pommiers de Mandelbrot ou de ces figuiers inconnus, il se peut que nous mangeons les fruits des jardins du Paradis, ce qui nous a été d´ailleurs défendu (elle tira encore plus les bouts du bas enroulé autour de mes glandes, je perdais presque la conscience, mais je cherchais aux yeux fermés où enfoncer toute ma main, de s´y enfoncer complètement dans ma belle Sophie et d´y rester à jamais), directement au dessus de la rue de Rennes un hélicoptère bleu et blanc faisait un vacarme diabolique, il n´avançait pas, il était immobile en l´air, peut être il voulait atterrir là-bas, in omnibus partibus relucet otum, le jardin du Luxembourg est alors derrière nous aujourd´hui je
regarde les affiches des concerts et je lis MOZART au Music-hall Bobino, derrière encore la Rue Soufflot et le Panthéon avec l´Hôtel des grands hommes au coin de la rue, la Tour Montparnasse, tout ceci existe ici du début des temps à la même place, à sa place, toute cette ville tourne en rond autour d’une axe inexistante, même les longues balades au Bois... (à
suivre)



Voyage aventureux du pilote Oskar C. Fenrych



Oskar Fenrych, un garçon de 18 ans s‘évada de Prague deux jours après l’occupation nazie du 15. Mars 1939 et traversa l‘Hongrie, la Yougoslavie et l‘Italie et c‘était une longue anabase à pied, dans les trains à marchandises et au bord d’une barcasse de pêche, il atteint Marseille le 10. Avril. Et après encore mille kilomètres en auto-stop et à pied jusqu‘à
Paris, il enfila la vieille route romaine bien cachée sous l‘asphalte de la rue St. Jacques à la place du Panthéon vers les thermes au coin du Boulevard St. Michel, longea le quai de la Seine, traversa le pont pour tourner dans la rue de Rivoli qui l'a conduit au coin de la rue Castiglione pour lui faire voir la façade de l‘hôtel Continental. L‘ idée lui vint de se présenter au bureau et demander si par hasard il pourrait trouver un travail quelconque dans cet établissement : A ce moment qui
devint décisif dans sa vie et dans les vies d‘ autres héros de la deuxième guerre mondiale qui devait éclater un peu plus tard il entendit, venant des quatre hommes élégants qui discutaient en tchèque après un dîner prolongé de digestifs des résultats de Vincennes, des fesses de mademoiselle Barben, assistante à la direction parisienne ou du futur lointain de l‘ Europe après le conflit, et alors le jeune garçon demanda s‘il pourrait quand’même leur adresser la parole pour peut-être essayer d‘ attirer leur attention sur son problème: Il cherche un travail pour quelque jours seulement afin de se restituer un peu avant de se présenter volontaire au bureaux de recrutements de l‘armée qui commençaient lentement de
travailler dans les arrondissements parisiens. Et après avoir entendu son histoire, un des hommes, c’était d’ailleurs mon père, disa à son voisin, l‘ingénieur Sigmund, industriel tchèque qui était en train d’édifier des succursales de ses usines de produits chimiques et mécaniques à Manchester et à Nevers qui allaient d‘ailleurs encore jouer un rôle dans le futur
conflit militaire, alors il lui avait dit qu‘on aurait peut-être la
possibilité de l’employer pour transporter le courrier en avion s‘il estvraiment pilote ce que Carlos venait de répéter encore plusieurs fois tandisque les deux autres hommes, le colonel Hrubiš de l‘armée tchécoslovaque et monsieur Bonnaud, officier du S.D.E.C. en mission spéciale, délégué et déguisé en chef comptable de l‘usine au nom poétique S.I.A.M.E.C., une société industrielle d’applications mécaniques et chimiques franco-tchèque à Nevers ont laissé la possibilité de l’employer
sans aucun commentaire. De cette sorte la décision de le prendre comme bonne à tout faire dans les cadres de la direction de l’ usine a changé non seulement sa vie, mais aussi influencé le cours des événements durant la période dont ont parle aussi sous le nom de « drôle de guerre », Il pilotait de temps en temps le biplan vétuste entre Paris et Nevers en transportant les documents classifiés concernant la production de masques à gaz, pèlerines protectrices contre l‘ypérite et mitraillettes du type Bren et des sommes importantes en espèces de plusieurs banques nationales des pays européens, et aussi des produits délicieux du charcutier tchèque de Paris qui étaient appréciés des cadres et des ouvriers tchèques employés à Nevers. Les deux garçons, Fenrych et La Fayette, sont restés à l‘usine S.I.A.M.E.C. jusqu‘ à la défaite de l‘armée française, ils se sont échappés au dernier moment de Nevers avant que les chars d‘assaut du
Wehrmacht avaient pris la ville. De nouveau Marseille, après Tanger et l‘entrée dans l‘aviation de l‘armée tchécoslovaque en Angleterre, deux fois abattu dans les eaux du Canal la Manche, il posséda après la guerre successivement un salon de haute couture à Casablanca, revendait des chariots à popcorn Made in the U.S.A. au Liban avant de s‘ installer au Brésil, où il se nourrit jusqu‘ aujourd‘hui de la production des appareils de précision pour la navigation aérienne, étant propriétaire d‘ une belle villa et d’une femme de trente huit ans.....



Avant et après: (suite)



...de Boulogne, les randonnées à vélo ou sur le dos du cheval de monsieur Bonnaud toujours autour du lac avec les bateaux, en 1939 nous habitions au premier étage 92, rue de Tocqueville près du Parc Monceau, hier j’y suis allé voir avec Sophie, cette belle maison était toujours là, c’était aussi en Juillet "voyez vous Madame Sylvie, je me demande pourquoi je vous raconte toutes ces histoires?" dis je avec une question dans ma voix et je savais que tout, vraiment tout (je la regardais de mon bout de la table au café Le Luxembourg au coin du Boulevard Saint Michel et de la rue Médicis, devant elle un demi de Kronenbourg, elle était un peu fatiguée après la nuit pleine de caresses, d’odeurs et de sons érotiques, elle m’écoutait, elle me regardait, elle me répondait vivement pour traverser de son regard seulement pendant un instant la
salle, à travers les gens, même à travers moi et rester immobile, elle respira deux ou trois fois profondément et me dit soudain: «Ne pensez vous pas, cher monsieur, que nous perdons notre temps? Je suis déjà toute mouillée et voyez vous, je vous écoute quand’même avec haute attention, mais venez avec moi, venez vite... » tout était comme autrefois: A gauche c’est le bureau de papa avec des meubles en mahagoni et en cuir brun foncé et à droite le bureau de la comptoiriste Mlle Barben (celle dont parlaient les quattres hommes au resto du Continental, rue Castiglione) Vlevo jsou
dvě místnosti vybavené klubovkami z hnědé kůže a vyřezávaným psacím stolem, tatínkova kancelář v prvním patře je zařízena jako pracovna advokáta nebo módního psychiatra, snad pouze tabulky s barevnými políčky označujícími skupiny chemických bojových látek z nichž ta nejslabší se jmenuje brombenzylkyanid,10) nejsou příliš v souladu s mírovým odpolednem v květnu1939, sekretářka v první místnosti má černé, dozadu stažené vlasy, říkávalo se jí asi komptuaristka, venku je opět léto, rue de Tocqueville ozářená sluncem, v rádiu hrají Lambeth Walk a pak Music Maestro please, maminka je celé dopoledne u kadeřníka a já nemusím do školy, protože jsou prázdniny. Byla to ta stejná Paříž, přesně jako tehdy, identická Lucemburská zahrada, palmy a ty zcela identické plachetničky na kruhovém bazénku, maminky s malými dětmi na béžových kovových židličkách, identická
železná brána s průhledem na Panthéon, na náměstí Contrescarpe avec le dancing assez populaire Au nègre joyeux dávno nahradila prodejna potravin CODEC, Paříž ze vzpomínek nebo románů a reálné město byly přece jedno a totéž, to divadlo Odéon a bleděmodrá drahá rybí restaurace naproti,
za řekou ta skleněná pompidouovská rafinérie13 posetá barevnými rourami,
Tinguélyho vodní strojky, ale také Nevers, nesmím nikdy zapomenout na muj
Nevers a na náměstí s šedivými domy dolů du Palais Ducal aux peupliers
rangés le long du fleuve, c’est Nevers de l’Hiroshima14 (Mon chéri, un de
tes désirs, mon amour, qui sera des plus fous j’espère, j’ai acheté un pot
de crème à la pharmacie « topicream» des laboratoires Charlieu. Tu vas
enduire ma poitrine de tes mains tremblantes de désir, tu l’adresses
longuement, ANIMALEMENT, tu m’excites, puis tu poses délicatement ton sexe
entre mes seins, tes mains alors se mettent sur leur côté droit et gauche,
et tu les rapproches doucement, afin de les resserrer contre ta verge
palpitante. Alors tu commences à aller et venir entre mes seins, lentement
d’abord, puis de plus en plus vite, ton plaisir approche, tu serres ma
poitrine de plus en plus fort, tu me fais mal, tu jouis chéri, tu jouis
!!! tu arroses mon cou, mon visage, mes cheveux, et puis tu t’écroules de
tout ton poids sur moi, heureux, j’entends ton cœur, et te savoir ainsi
abandonné comme cela sur moi, mon amour devient immense. Je me touche et
je suis terriblement mouillée chéri et je suis tout à fait ta femelle) et
mon Nevers à la fois, je dois y penser encore un peu afin de formuler une
définition vague des qualités cohérentes et surréelles des ondes du temps
écoulé parce que le soleil atteint à ce moment directement la pointe de la
tour de l‘ église Saint Germain, Sophie devrait enfin venir de cette
réunion de Neuilly, les deux homos et la fille au livre sociologique ne
sont plus ici, tout est changé je pensais: „myslím na to všechno“, l’année
passée cette pensée m'obsédait sur la route de Toulouse à Biarritz de
telle sorte que je ne pouvais plus m'en débarrasser, la côte lointaine de
l'Atlantique s’approchait, alors j'ai vérifié d'un seul clin d'oeil le
droit de certaines rues, des coins sombres aux affiches d'avoir persisté
si longtemps dans la continuité du temps (voyez les affiches jaunes et les
multicolores.... De nouveau ton sexe est là, dressé, dur, transi de désir,
besoin de pénétrer sa femelle, de la prendre, de la posséder, je le lis
dans tes grands yeux bleus toujours avides, mon Ivan… Tout ton corps est
crispé de ce besoin de mâle: de possession, de domination, d’autorité, de
pouvoir, de puissance sur ta femelle. Mais tu n’es rien dans l’amour
qu’elle ne décide elle-même mon chéri... As-tu oublié? Sauvage petite
femelle, elle te demande de retourner ton corps sur le lit, te mettre sur
ton ventre, elle s’allonge de tout son poids sur ton dos, oh !! bien sûr
il manque 20 cm, alors elle se niche d’abord dans ta nuque, elle te fait
plein de doux bisous sensuels, elle lèche de sa petite langue ton cou,
l’arrière de tes oreilles, la naissance de tes cheveux, elle passe vite
ses mains sous tes aisselles et les renifle tendrement. Ses gros seins
écrasent ton dos, elle les fait glisser sur ta peau, tu trembles mon
chéri, tes mamelons excités prennent possession de tes reins, tu n’en peux
plus chéri, tu vas jouir, mais je te l’interdis, je veux que tu te libères
uniquement en moi, à l’intérieur de moi, je veux que tu contiennes ton
plaisir, qui te donnera de la jouissance à l’infini. Elle descend encore
de 20 centimètres sur ton dos, maintenant ses seins reposent
voluptueusement sur tes fesses, qu’elle mord de ses dents. De ses mains et
de ses griffes elle parcourt ton dos, tu frémis à chaque passage et ta
peau se hérisse de multiples petits points. Elle descend encore de
quelques centimètres, et maintenant elle dévore tes fesses de baisers, ses
seins sont en osmose avec tes glandes rouges et gonflées qu’ils pressent
dans tous les sens, folie de l’amour, ses seins les pressent et les
secouent comme petits ballons, je ne veux pas que tu t’envoles maintenant,
NON, je veux que tu restes dans ce monde parfait du plaisir. Alors le
corps de Sophie se pose sur ton dos en sens inverse, sur tes reins tu sens
son sexe palpitant, et humide, ses seins écrasent tes fesses, son visage
s’enfouit au plus profond de toi-même, sa langue cherche, cherche? (Mais
en fait elle cherche quoi ?) Je te regarde, je t’aime tant mon amour… je
sais que ta bouche attend, mais je me lève et je te demande de ne pas
bouger, tu m’attends ?

_________________________

EOT


 




Une variante publiée sur "fulgures" :




Voyez les affiches jaunes, Nevers !






Entre la réalité et le rêve, entre le présent et le passé, voyez vous
un pont, une passerelle?



La ville de Paris des souvenirs ou romans et la ville réelle étaient
réunies même avec ce théâtre de l’Odéon et le resto bleu clair en face,
cherchez le libraire de Shakespeare au numéro douze de la rue, et Nevers
aussi, je ne dois pas l’oublier, mon Nevers du Palais Ducal aux peupliers
rangés le long du fleuve, c’est Nevers de l’Hiroshima, soudain Sophie
chuchote : «Mon chéri, un de tes désirs, mon amour, qui sera des plus fous
j’espère, j’ai acheté un pot de crème à la pharmacie „topicream“ des
laboratoires Charlieu» mon Nevers à la fois, je dois y penser encore un
peu afin de formuler une définition vague des qualités cohérentes et
surréelles des ondes du temps écoulés avec touts ces gravitons et higgs
parce que le soleil atteint à ce moment directement la pointe de la tour
de l‘église Saint Germain, Sophie devrait enfin venir de cette réunion de
Neuilly, les deux homos et la fille au livre sociologique ont déjà disparu
de la terrasse des deux Magots, tout est changé et je pensais soudain en
tchèque „myslím na to všechno“, l’année passée cette pensée m'obsédait sur
la route de Toulouse à Biarritz de telle sorte que je ne pouvais plus m'en
débarrasser, la côte lointaine de l'Atlantique s’approchait, alors j'ai
vérifié d'un seul clin d'oeil le droit de certaines rues, des coins
sombres aux affiches d'avoir persisté si longtemps dans la continuité du
temps : Voyez les affiches jaunes et les multicolores !

___



© copyright Ivan Hladky 1979 – 2006

© version française Ivan Hladky 2006

parallèles intertextuelles © Sylvie Cador 2006

illustrations © Ivan Hladky, 1980-1996, 2006



Remarques



La nouvelle postmoderne Avant et Après est composée de cinq textes
entreposés en palimpseste et liés avec l‘histoire d’amour de Sophie
accompagnant le texte original en plusieurs parallèles intertextuelles.




Avant et Après

Voyage aventureux du pilote O. Fenrych

Description d’une menuiserie

Description d’une gare

Visite d’une métropole



1) Aux deux Magots, célèbre café littéraire du Boulevard St. Germain. Même
aujourd’hui on y peut facilement observer les existentialistes dans leur
milieu. De temps en temps il y a une remise de prix du champagne.



2) Pyramida v parku Monceau...Park v 17. okresu s oválným jezírkem
lemovaném koryntskou kolonádou, kde mimo pomníků Gounoda, Maupassanta a
Chopina se také nalézají dvě mramorové pyramidy. Rajská ulice, v Praze a
Rue de Paradis jsou obě v blízkosti nádraží.



3) Les personnages de romans de J. Škvorecký a J.-P. Sartre ont des noms
identiques: Maurice et Daniel



4) Le sursis, deuxième partie de la trilogie Les chemins de la liberté de
J.-P.Sartre.



5) Carlos (Oskar) Fenrych, industriel au Brésil, ici sous un pseudonyme.



6) ...Un rayon de lumière passait entre les rideaux du café des deux
Magots. Les chemins de la liberté, trilogie de J.-P. Sartre, II., Le
sursis, chapitre le 27 SEPTEMBRE, page 341, Gallimard, 1972, Paris



7) ..nějaký chlápek... Mathieu restait seul sur la terrasse. Il leva la
tête et vit, de l´autre côté de la place, une belle église toute neuve,
blanche dans le ciel noir. voir aussi 6)



8) Entre le Lac et La Rotonde, l’auteur se souvient des deux pyramides
pres du lac au parc Monceau a le café La Rotonde à Montparnasse. Rue du
Printemps, Rue de la Félicité, Rue de Paradis sont les noms de rues
parisiennes :.



9) Benoit Mandelbrot de l’université Yale et Mitchell Feigenbaum de
l’université Rockefeller sont connus pour leurs travaux sur les phénomènes
dynamiques irréversibles non linéaires, cette théorie « du chaos » trouve
ses applications en mathématiques, sciences sociologiques, météorologie,
et dans d’autres disciplines comme par example des prédictions de
résultats sportifs, théologie et autres domaines. Grafické znázornění
matematických výpočtů těchto jevů nebo pochodů jsou tzv. "Fraktály",
neustále se opakující formy, podobmě jako u hologramů zde platí, že v
každé částečce se odráží celek: In omnibus partibus relucet totum. (Nicolaus
Usanus - 1464).



10) Brombenzylkyanide, gaz de combat de faible toxicité; avec le
iodacétone et le bromacétone rangé dans le groupe des lacrymogènes.
D’autre part les neurotoxines comme Sarin, Soman, Tabun et le fameux VX
sont absolument mortels. Comme matière première sont utilisés les esters
de l’ acide phosphorique.



11) Lambeth Walk, melodie moderne en 1939 liée à la 2. guerre mondiale,
dtto Music Maestro Please.



12) :Ernest Hemingway buvait son absinthe enivrant dans la boîte de nuit
Au nègre joyeux, dont l’enseigne jaunie orne la maison encore maintenant.
Pour reconstruire ce « genius loci » essayez de lire sa Fiesta à la
terrasse de La Chope ou de L‘Irlandais, Place de la Contrescarpe, pour
aller plus tard voir la maison avec le chêne sculpté rue Mouffetard.



13) Raffinerie, nom populaire accordé au Centre Pompidou, qui semble
d’être une raffinerie à pétrole avec tous ces tuyaux colores. Les machines
Metamatics de Tinguely et les statues de Nicki de Saint Phalle au bassin à
côté méritent aussi votre regard.



14) Film Hiroshima, mon amour, regie Alain Resnais, scénario Marguerite
Duras. Citations dans le texte en parenthèses concernent la ville de
Nevers.



15) L’existence objective "in der Welt" est accessible pour tout le monde
mais peut avoir une objectivité spirituelle qu’à condition de répétitions
à deux couches et de préférence de réalisations sensuelles." Husserl,
Ursprung der Geometrie, Revue internationale de philosophie, Str. 210,
1939



16) "..le vent ne peut glacer", Georges Bataille, L´ éxpérience
intérieure, p. 25, Gallimard 1954, Paris



17) "..appartenir au même monde", Husserl, Ideen II, Str. 82



18) "..Nevers défile..Nevers-en-France", extrait des scènes finales de l’
Hiroshima



19) "La suprême interrogation philosophique coïncide, je le pense, avec le
sommet de l‘érotisme", Georges Bataille, L°érotisme, Str. 302, Gallimard,
Paris



20) Le Pont de l’ Intelligence, dénommé à l’honneur des esclaves des camps
de travaux forcés dans les années 1950 - 1952, philosophes, médecins,
avocats, écrivains, artisans, mais aussi des « proxénètes et parasites
haïssant le travail manuel » et d’autres ennemis de ladite « classe
ouvrière »



21) Le règne des communistes, cette "époque maléfique" qui a commencé le
25. février 1948, où les membres privilégiés du soit disant Parti
Communiste, une sorte de criminels politiques ont transgressé plus de 40
ans les droits de l’homme en Tchécoslovaquie. Ce temps a trouvé sa fin
abrupte par la révolution du 17. 11. 1989.



22) "....des Marocains, Sénégalais, et naturellement la marche majestueuse
de la Légion etrangère, les chars d’assaut, 16000 sur les Champs Elysées."
Kollaborateure, Helden und Verräter, Henri Arnoux, Der Spiegel, 20, 1990,
Page. 151



23) To co je dole je jako to co je nahoře.. definice podstaty vesmíru (z
Fulcanelliho překladu, který je relativně dostupný předcházející dnešní
vědecké poznatky o 6000 let pochází z tzv. Smaragdové desky zvané Tabula
smaragdina Hermeti Trismegisti Magni :

"Cuiusmodi columnas multas suisse ab Hermete Trismegisto inscriptas
Iamblichus alijque testantur. Legitur etiam Mercurius Deificam viam et
analogicam ad divina hyeroglyphicis literis perscripsisse quas postea in
aditis Ćgyptiae urbis, quam Soin dicunt, Bythis propheta inventas, Ammoni
Regi interpretatus est."

Joan Baptistae Portae Neapoletani de Occultis
Litterarum Notis, Naples, le 5 février 1560. (Baptista a Porte
Neapolitanus). Voir aussi le Talmud, (Chagigagh, 2,1) et la Rigvéda (X,
129): « Qu’était en bas, qu’était en haut ? »



24) To co mělo přijít, byla dávná minulost.. viz definici prasens in
futuro, praesens in praetorio, futurum in praesenti, praetoria in
praesenti z pera dánského myslitele Kierkegaarda, předchůdce existenciální
filosofie: "...odmítá příjmout to, co se má stát, neboť by tak nebyl sám
sebou." Sören Kierkegaard, Sygdomen til Döden, Copenhague, 1848



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EOT


19.8.05 19:08,


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3 Commentaires 27.9.05 22:02, Commenter

Avant et Après

L'histoire du pilote incénéré

Une colonne de voitures pleines de coffres, femmes enceintes et enfants, des gens à pied, des charrettes et brouettes sur la nationale derrière le pont ferroviaire sur la Loire, tout bouge que lentement. Les chars du Wehrmacht sont à 20 kilomètres...

Derrière notre Renault Primaquatre un camion avec une tente, trois jeunes soldats tchèques en uniforme français et un sous-officier français, munis d'un canon antiaérien, appartenaient à l'unité qui gardait l'usine SIAMEC à Nevers. Un avion allemand est apparu et tirait des rafales de mitraillette sur le cortège des réfugiés qui couraient dans toutes directions. L'avion a disparu et retournait de suite pour continuer. Les jeunes soldats ont soulevé la tente, un était derrière sur le canon, les deux avec mitraillettes en mains guettaient. Quand l'avion était très proche, le canon quadruple a dit : « hschouf, hschouf, hschouf, hschouf » et l'avion atterrissait brusquement sur la plaine avec une queue de fumée noire épaisse, le pilote se sauva à distance et tomba par terre, il était blessé je pense. Les gens y accourraient, quelqu’un avait une corde, ils l’ont attaché par les pieds et l'ont tiré dans les branches d'un arbre, un autre quelqu'un a apporté de l'essence dans une boite à conserve et ils l'ont allumé. Le mec sportif qui assassinait il y a deux ou trois minutes encore des enfants et femmes dans le cortège hurlait comme un cochon chez le boucher.

Maman me pressait un coussin sur la tête dans le fossé, mais j’en ai vu trop déjà… Un des jeunes soldats dit : « je ne veux pas entendre ses chansons », visa avec sa mitraillette le corps du pilote malheureux et tira une courte rafale. Le mec cessa de s’agiter et crier.

Un des garçons de 18 ans était le baron de La Fayette, un autre Oskar Henrych ou Carlos Fenrych.

15.7.06 23:39, Commenter

experimental...

Avec une chaussure rouge

Cheveux blonds, petites lunettes, une longue jupe rosée, elle me donne la main en disant « Bonjour monsieur, vous m´attendez longtemps, je m’en doute » et je la regarde de près, ses mouvements se ralentissent et le temps saute en avant.

.
A peu près deux mètres de la dernière table sur la terrasse du café au coin il y a une grande grille métallique sur le trottoir, on dirait des ventilateurs pourraient se trouver dessous, ils bourdonnent tellement haut que vous ne comprenez presque pas ce que les gens au tables voisines ont à se dire, une toile verte avec des lettres dorées dessus, au mois de Mai il fait beau à la terrasse des deux Magots, une pyramide a surgi soudain au milieu du parc Monceau.

Οδός Ευτηχίας, μέρος ευλογησμένος, où se croisent les visons, et εκεί συνάντησα ξανά, ένα απόγευμα του Απρίλι, την Gabrielle, που την λένε επίσης και Sophie, et après tout se confond, le présent et le passé, tout s’entrelace, ή Marie θα ξεχάσει τους εφιάλτες της, θα ζήσει. Σηκώθηκα λιγάκι, και αυτή στέκεται στην άκρη του κρεβατιού, ακουμπάω τα χέρια μου στα γονατά της, τα σηκώνω προς τους γόφους της, φοραεί κάλτσες, σταματάω εκεί που τελειώνει η κάλτσα και αρχίζει το γυμνό δέρμα δίπλα στο στρινγκ, βλέπω το βαθούλωμα στο λαιμό της που με τραβαεί, την σφύγγω ακόμα, την γυρίςω προς αριστερά ώστε να μυρίζω το άρωμα των μαλλιών της, είναι το JE REVIENS του Worth, ce parfum m’excite, excite encore plus de pouvoir sentir l’odeur douce de son corps, Sophie se débarrasse de ses chaussures qui volent en l’air pour atterrir dans ou autre coin πεταεί τά κόκκινα παπούτσια της, το ένα θα πέσει κάποτε στης γραμμές του μετρό στο σταθμό Montparnasse Bienvenüe.
.

S jednou červenou botou, snad by nechtěla cestovat na takovou vzdálenost ?

 

 

 

 

1 Commentaire 28.7.06 11:11, Commenter

Sylvie CADOR

Tu me liras peut-être

.

dans un cybercafé

.

à toute vitesse

.

Tu me réveilleras impunément dans mes sphères de sommeil qui ne sont pas les tiennes. J´ai besoin de tes câlins, de tes cailloux pour planter nos bambous, de ton regard vert de larmes silencieuses attendant les prémices d’un amour jamais rassasié.

Sur la table du salon Elle a oublié de ranger les morceaux de pain toastés depuis le matin, une canette de bière, un verre vide de vin. Elle sait qu’à côté du lit Elle relira les chaussettes oubliées, peut-être même qu’Elle va retrouver une ceinture abandonnée à l’odeur de fesses légèrement meurtries par un escarpin d’or perdu à minuit…

Du bout de sa langue Elle lèche légèrement son gland en éruption, Il crie dans ses entrailles enfouies. Elle chavire et s’installe confortablement sur son bas ventre pour mieux l'absorber, ses poils chatouillent son nez. Lui la regarde de ses yeux douces fleurs bleus de chardons piquants aux lèvres roses entrouvertes dans un chatoiement de soies murmurantes aux narines tremblantes imperceptibles au cœur de deux poitrines lourdes et légères d’un souffle unique caressant d’une main entre deux mains.

Tu me liras peut-être dans un cybercafé à toute vitesse
Ton léger pelage cache délicatement la pointe de tes seins, la rosée de ma bouche s’incline prestement dans la verticale de tes reins tremblants, doucement tu caresses la pointe de mes seins, ta main silencieuse questionne mon ventre feutré, tes lèvres suaves parcourent mon monde chamarré, d’un doigt tu maîtrises mes forces, mes oreilles assourdies bourdonnent d’un chuchotement de miel, je t’aime…[…]
---
Sylvie CADOR

25.11.06 09:33, Commenter

Sylvie CADOR

Mon teint sans tain

Au travers du miroir je garde un espoir : le respect, l’art, la culture et l’amour.

. à Yvan, au travers de ce miroir...

Au travers du miroir je garde un espoir. Mon reflet et ton reflet se rapprochent pour ne former qu’un seul dessin. Fusain de deux corps en un, filigrane sur une feuille unique de papier. Estompe en ombre chinoise derrière un drap sous la lampe dorée. Enfant, je jouais de mes deux mains pour créer des dessins faisant éclater de rire mes rêves futurs. Aujourd’hui ta main se superpose à la mienne, elles sont transparentes, se confondent en un même destin. Un tiroir s’ouvre sur mes pensées, rempli de lettres d’amour, un parfum s’en échappe, un flacon de chez Worth « JE REVIENS». Mes murs se couvrent petit à petit de tes œuvres, peintures, photos, collages, affiches. Mes étagères se remplissent de tes écrits, doucement tu prends ta place. De ta bibliothèque, tu m’offres pour mon anniversaire un livre précieux, imprimé en 1734 avec une dédicace « Ce livre voyage dans le temps de Rosina Catherina », qui lui appartenait en 1739 ( 272 ans déjà ). J’ai accepté ton présent comme une perle rare, mais ne l’ai pas rangé parmi mes nombreux livres, nouveaux produits. Délicatement je le garde sur un petit meuble dans ma chambre, là où je range les hors du commun. Et aussi, « Chéri » de Colette datant de 1926 offert par ton papa à ta maman, un livre qui a beaucoup voyagé entre le temps et les temps, et toujours une dédicace « Preuve entre le respect, l’art, la culture et l’amour ».

Que pourrais-je dire de plus ?

_______

 © Copyright Sylvie Cador Paris 2006

25.11.06 09:47, Commenter